" Le vaillant peuple noir,qui a combattu pour la liberté,qui a juré de ne jamais souffrir aucune domination étrangère. "
Et bien oui ! Nous l'avions juré un jour...mais que s'est il passé ? Il y a t-il quelque chose qui nous a échappé ? Que sommes nous devenus ?
Nous sommes sans cesse à la recherche de notre identité . Où l'avons nous laissée ? Est ce qu'on l'a chassée tandis qu'on chassait les blancs de notre terre ?
Car ,il y a longtemps que nous ne savons plus qui nous sommes vraiment.
Nous avons peur de nous même,nous sommes des noirs mais nous sommes atteints de la négro-phobie.
Quelle ironie!
Tout ce qui nous est propre, nous le rejetons: notre langue,notre culture, notre pays ,jusqu'à la couleur de notre peau,nous la refusons. Que faire quand on est le jouet sordide d'une réalité absurde. Nous ne nous connaissons pas. nous ignorons notre origine,on nous a fabriqué une histoire,un passé !
Combien d'entre nous ont déjà lu "Les marrons de la liberté de Jean Fouchard " ? Pourquoi on ne nous l'enseigne pas dans nos écoles ? Mais non !
Ils veulent nous tenir en ignorance et nous nous laissons facilement faire.
Combien d'entre nous se sentira à l'aise de manger une pomme devant ses amis et se cachera si c'était ce qu'on appelle en bon créole" yon tranch lam veritab"?
Car la pomme,pensons-nous,est si classique et la "tranch lam" est " tro mastòk".
Sommes nous original ? Sommes nous vraiment nous même ?
Nous nous cherchons sans cesse dans ce qui nous est étranger.
Arrêtons-nous un instant,ressaisissons-nous un moment...
A ce point crucial où nous sommes parvenus,c'est un impératif de chercher en chacun de nous et dans le regard de notre frère s'il n'y a pas une partie de nous mêmes qui est cachée.
Vous et moi, nous avons pour but de nous aimer les uns les autres,de nous aider mutuellement à bannir le complexe d'infériorité, car nous sommes tous frères.
C'est une obligation,d'être nous mêmes,de nous regarder en face,de voir notre reflet sur le visage de nos frères et ce n'est qu'après cela, que nous pourrons nous prendre la main et d'un même pas ,d'un seul cœur ,d'une seule âme , afin de travailler pour un lendemain plus certain.
Fabienne Marie André Georges,
Membre du CAD,
Etudiante en Economie,Université INUKA

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire